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Jan 26

Renault, l’espionnage et bientôt l’affaire !

Renault, l'espionnage, l'affaire

Renault, l'espionnage, l'affaire

Renault, çà va probablement devenir une affaire ! Une affaire comme Bettencourt ou peut-être Clearstream ?

D’abord, nous avions appris que des cadres, de hauts cadres de Renault ont vendu des informations à l’extérieur. Oui, les cadres sont vraiment de haut niveau puisqu’il y a M. Balthazar, Directeur des avant-projets, ce qui est déjà un très important poste chez Renault qui de surcroît est membre du comité de direction.

Cette affaire aurait pu se passer dans la discrétion. Soit M. Balthazar démissionne, soit il est licencié. Mais tout cela aurait pu se passer dans la discrétion, comme une rupture de contrat normale. Mais, malgré ses airs de vierge effarouchée qui voulait garder cette affaire dans la discrétion, la présidence de Renault, par la voix de M. Carlos Ghosn lui même a porté cette affaire sur la place publique.

Porter l’affaire sur la place publique, cela signifie de toutes les façons, la politiser. Hormis le fait que les noms des trois cadres ont été connus, alors qu’ils étaient censés être secrets, nous avons aussi appris que de l’argent a été transféré sur des comptes en Suisse et au Liechtenstein. Et aussi suite à un faux suspense, nous avons appris que les commanditaires étaient les Chinois. Oh, les grands méchants chinois !

Au début, nous avons pensé que les Chinois avaient volé des secrets de conception sur la technologie de Renault qui était tel qu’annoncé par Renault lui même, en avance sur tout le monde. Bien que possible, je ne pense pas que les Chinois seraient réellement intéressés par ce genre de choses. Les Chinois qui exploitent encore à mort le charbon chez eux. Non, ceux qui auraient été intéressés, ce serait plutôt un autre constructeur automobile, tel que Peugeot, ou plutôt Toyota, ou encore un constructeur Américain comme General Motors. Car pour ces entreprises là, le problème de la pollution est crucial, du fait des contraintes dans leurs marchés domestiques respectifs.

Alors, accuser la Chine, le pays serait plutôt une recherche d’un bouc émissaire facile. Oui, la Chine est un bouc émissaire facile. Ou plutôt, l’était. Car très rapidement, le président Chinois a mis le holà sur ces accusations. En fait, si espionnage il y a, il viendrait plutôt d’une entreprise, et non d’un pays, d’un état. Car l’espionnage en question est économique en réalité, plutôt que militaire. Mais qui va se mettre à dos La Chine ? Pas La France en tout cas. Je me répète, La Chine était un bouc émissaire facile, ce n’est plus le cas, mais nous ne ferons alors que constater que la très haute direction de Renault a cherché un bouc émissaire. Y aurait-il d’autres problèmes chez Renault ? Que l’on tente de faire porter à un Directeur de Projet ? Ou plutôt surtout à un autre pays, souvent bouc émissaire ? Et c’est là que l’on voit que le sujet a en réalité mis sur le plan politique.

Au début, l’on nous a fait entendre que les fuites concernaient des secrets technologiques sur les batteries des véhicules électriques du futur. Que nenni ! En fait, il se précise maintenant que les fuites, éventuelles sont d’ordre économiques. Ce dont il s’agit, c’est du dossier qui explique comment rentabiliser le projet. Typiquement, il s’agit du « dossier d’investissement du projet ». Au bout du compte, je me demande s’il ne s’agit pas que d’un règlement de compte entre très haut cadres d’une grande entreprise française.

Enfin, maintenant Renault attaque la DCRI. La DCRI, le contre-espionnage Français qui a été appelé après-coup pour constater les dégats. La DCRI qui se fait tirer dedans à boulets rouges par Renault, car ce service après avoir été appelé comme une ambulance après un accident, vut faire sa propre enquête de façon indépendante. Sans vouloir se laisser manipuler, utiliser par des dossiers tout faits, qu’il ne lui restera plus qu’à trnsporter, comme un facteur, le dossier au tribunal.

D’ailleurs, pourquoi ne pas avoir alerté la DCRI dès le début des soupçons, surtout qu’une puissance étrangère, La Chine aurait été de mèche dans cette affaire ? Et puis les cadres élevés qui sont accusés, seraient-ils vraiment bêtes de vouloir se faire verser de l’argent en Suisse ou au Liechtenstein ? Il y a dans notre monde globalisé, d’autres endroits plus discrets que ces images d’Épinal. Par exemple, des Iles, comme à tout hasard Maurice, ou encore des iles plus inconnues. Ou encore, pourquoi pas une banque à Hong Kong, sous contrôle Chinois maintenant ? Et puis pourquoi se faire payer en virement bancaire, si traçable aujourd’hui ? Pourquoi pas à tout hasard, se faire vendre un appartement à vil prix dans un pays exotique, qui serait alors racheté à prix d’or ensuite ?

Non, non, non, tout ceci ressemble à un scénario de films de Louis de Funes. Ah nostalgie quand tu nous tient ! Quand on regarde ces films, à éclater de rire tellement c’est burlesque, le dimanche soir, vautré dans son fauteil avec sa femme et ses enfants.




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