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Fév 09

Moubarak, avec tes milliards pourquoi t’es pas parti ?

Prends l'oseille et tire toi !

Prends l'oseille et tire toi !

Et nous avons appris que la fortune de Moubarak s’élève à plusieurs dizaines de milliards. Trop tard ! Maintenant c’est publié, c’est public ! Moubarak, t’aurais du appliquer la devise « prends l’oseille et tire-toi » ! Voilà, aussi cynique que ce soit, voilà la vérité.

Oui, j’admets que dans des pays comme çà, dans beaucoup de pays d’ailleurs, arriver au pouvoir, c’est la mailleure méthode pour s’enrichir. Mais Moubarak, comme beaucoup aurait du partir plus tôt. Alors qu’aujourd’hui, quoi qu’il en soit il est contraint de partir. Il tente de rester quelques semaines de plus, juste histoire de sauver la face. C’est un tort. Il aurait du faire comme Ben Ali, partir rapidement, comme çà, il a le temps d’arranger les choses. Car, en restant sur place comme aujourd »hui, cela ne lui donne pas plus de moyens, car qui va lui obéir s’il fait faire des opérations bizarre ? Seuls ses fidèles, qui auraient agi de toutes les façons qu’il soit officiellement au pouvoir ou pas. Les autres, sont déjà perdus pour lui.

Alors, Moubarak aurait du partir plus tôt. L’annnée dernière aurait été l’idéal. Ou peut-être il y a deux ans. Ou même avant. Il aurait du préparer son départ, arranger les choses pour laisser le moins de traces possibles. Comme disent les militaires, il aurait du faire une « retraite stratégique ». D’ailleurs, il est militaire Moubarak non ?

Donc encore une fois, Moubarak est resté trop longtemps au pouvoir, comme Ben Ali d’ailleurs. Alors, quel est le problème ? Le problème est que quand on est en situation, il est difficile de détecter le moment idéal. Il est difficile de détecter que maintenant, il est temps de partir. Et puis aussi, quand de façon confuse, on sent qu’il est temps de partir, que des dissonnances légères, ou moins légères se font jour, on veut profiter de sa situation. Et c’est là que commencent les dérives. Des dérives personnelles ou des dérives de son entourage.

Le cas est identique quand on va au casino est que l’on gagne. Pendant longtemps, on ne gagne jamais, alors on garde l’espoir. C’est l’espoir, l’espoir du gain qui nous fait non pas vivre, mais continuer à jouer à perte. Puis brusquement la chance arrive. Ô miracle ! Et l’on continue à gagner. Et on continue à miser ses gains ! Et le démon du jeu nous a pris. Nous a investi. Et ce démon nous force à continuer à jouer jusqu’à la fin de la nuit. Et au petit matin, bien fatigué, alors qu’encore une fois on a tout remis en jeu, eh bien on perd ! Allez, on joue sa chamise ? Bonjour la gueule de bois. Bonjour le lendemain qui déchante !

Alors la règle, tant pour les abonnés au casino que pour les chefs d’état c’est justement de se donner une règle. C’est de se préparer à s’arrêter à temps. Au casino, savoir combien on veut « investir ». Et aussi savoir à l’avance, quand est-ce qu’on va rentrer. Gros, ou plutôt gain moyen ou rien du tout. Car quand on gagne, ce n’est jamais suffisant ! On peut toujours gagner plus !

Et la règle pour les hommes d’état, c’est de savoir à l’avance quand est-ce que l’on devra partir. Les constitutions des pays dits démocratiques prévoient un délai. En France, quoi qu’il en soit, 10 ans c’est le maximum. Aux Etats Unis c’est 8 ans. Et ainsi de suite. Bien sûr, il y a des cas particuliers comme celui de la Reine d’Angleterre, mais ceci est un autre débat dans lequel nous n’irons pas aujourd’hui.

Bref Moubarak, tu aurais du partir avant ! Tu aurais du te tailler avec ton oseille discrètement avant.




PS : Vous souvenez vous aussi de cet article ?

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