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mai 06

En France, on respecte le verdict des urnes

Urne

Urne

Tout le monde l’aura appris, Nicolas Sarkozy a été battu aux élections présidentielles. Et il a dès 20 heures, en ce dimanche 06 mai 2012 reconnu la victoire de son compétiteur, François Hollande. Bien entendu, c’est une grande déception pour Nicolas Sarkozy. Car maintenant, avec les quinquennats, il est plus facile de se faire réélire qu’avec les anciens septennats. En effet, un septennat c’est long déjà. L’usure du pouvoir est plus grande qu’avec un quinquennat. Et au terme d’un septennat, pour chaque Français, redonner les clés du pouvoir pour sept ans encore, c’est vraiment du lourd. Du très lourd.

Alors, contre toute attente donc, notre Président énergique n’a pas obtenu la confiance de la majorité des Français pour un autre bail de cinq ans. Cet homme si brillant, omniprésent n’a pas pu séduire les électeurs à nouveau. Pourtant, il était respecté par ses équipes. Je ne dirai pas par tous, mais par l’essentiel de ses équipes. Mais voilà, le résultat est là, et l’ensemble des Français ne font pas partie de son équipe, ni de son parti l’UMP. Non.

La droite a perdu du fait de Nicolas Sarkozy

Je n’insisterai pas trop sur ce que je pense qui a occasionné l’échec de l’UMP et de ses sympathisants. Je pense que la raison de cet échec, c’est la personnalité même du chef que s’est choisi ce grand parti et toute la droite avec. D’ailleurs, la droite l’a-t-elle réellement choisi, ou plutôt qu’il s’est imposé à cette droite ? Personnellement, je penserai plutôt à cette hypothèse. C’est le Nicolas Sarkozy, qui a été un grand animateur des jeunes RPR, un fort soutien d’Edouard Balladur (je vous demande de vous taire !), et aussi impétueux ministre de Jacques Chirac. La droite a-t-elle perdu du fait de ses idées ? La droite dite républicaine s’entend. Eh bien je ne crois pas. La droite républicaine a perdu du fait de la personnalité, du caractère, de la personne elle-même de son chef. De Nicolas Sarkozy.

En France, le candidat sorti reconnait sa défaite

Aujourd’hui, bien qu’il subsiste une incertitude sur l’épaisseur du trait, tout le monde admet que François Hollande a été choisi par plus de 50,00 % des votants Français. Dans quelques jours, nous connaîtrons précisément quels sont les chiffres à la virgule près. Mais ce que je trouve d’admirable, c’est qu’en France, le président sortant et sorti, dès 20h00 reconnait la victoire de son compétiteur, et reconnait par la même occasion sa défaite.

Moi je dis que l’exercice est dur. Humainement parlant. Mais Nicolas Sarkozy et ses prédécesseurs dont je me souviens ont presque tous reconnu, de façon tout à fait « fair play » leurs défaites quand ils ont été vaincus. Encore une fois, je dis, on accepte et on reconnaît le verdict des urnes. Sans essayer de tricher. Du moins c’est ce que je crois.

Çà existe en France, pas ailleurs

Mais ce qui existe en France et dans un certain nombre de pays démocratiques n’est pas si répandu que çà de part le monde. Je n’irai pas parler de la Corée du Nord, ni de la Russie de ce 21ème siècle. Je vais seulement parler de ces pays d’Afrique pour qui « démocratie » et « respect du verdict des urnes » est vraiment une notion totalement hors de portée de leurs entendements. Dans ces pays, soit les urnes sont bourrées, soit les résultats des bureaux de vote subissent des transformations extraordinaires avant leur comptabilisation en central, ou encore les conseils constitutionnels sont tout à fait incapables de faire des additions justes.

Conseils Constitutionnels

Les conseils constitutionnels de ces pays, non pas qu’ils sont incompétents pour calculer. Non ! Ils n’ont pas la liberté de dire la vérité. Ils sont totalement sous la coupe, sous les sabres ou la menace d’armes à feu de militaires à la solde du gouvernant en place. Et le gouvernant, en général un président, souvent pas si élu que çà par son peuple préside, gouverne comme un roi. Un roi de droit divin, sauf que Dieu n’existe pas dans ces pays. Ou plutôt si ! Dieu est le président bien-aimé. Longue vie au Président ! Jusqu’au prochain coup d’état.

Coups d’États et Révolutions

Et ne prenons pas un coup d’état pour une révolution ! En général, les coups d’état sont soutenus, conseillés assez discrètement en général par une puissance étrangère. Et cette puissance étrangère est un grand pays. Un grand pays occidental. Un grand pays européen. Ce grand pays est la France.

Les valets de la puissance coloniale

La démocratie a peut-être lieu en France. Mais dans les pays Africains sous influence, en général subie, de la France, eh bien la démocratie n’existe pas. Il n’y a que des valets de la puissance coloniale. Et des anti-valets de cette même ancienne puissance coloniale. Anti-valets, qui d’aileurs ne cherchent qu’à devenir aussi des valets. Et pendant tout ce temps là, eh bien le peuple, le vrai peuple ne fait que continuer à plonger encore plus profondément dans la misère. Dans la faim.

FrançAfriques

Dans ces pays là, le verdict des urnes n’existe pas. N’a pas de droit de cité. Et pourtant, ce sont aussi des hommes, des femmes et des enfants qui y vivent. Mais le verdict des urnes, la volonté de la majorité n’y est pas respectée. Pas du tout. Et ceci, à cause entre-autres de ce que l’on appelle la FrançAfrique. Et la FrançAfrique de Mitterrand a existé et a bel et bien sévi en Afrique, au Rwanda entre autres. Mais il y a aussi eu la FrançAfrique de Sarkozy.

Alors, vivement la changement !




PS : Vous souvenez vous aussi de cet article ?

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